Avant de vous parler de la rhubarbe, il faut d’abord que je vous explique ce qu’est le Vully. C’est une belle région, au bord du lac de Morat dans le canton de Fribourg, en Suisse. Regardez de l’autre côté du lac, sur la photo, … c’est là que j’ai la chance de vivre.

C‘est une région viticole qui produit, pour la plus grande partie, une vin blanc du même nom, mais aussi diverses autres spécialités vinifiées. C’est également une région maraîchère très fertile, à cause des marais justement, où sont cultivés de nombreux légumes dont la fameuse rhubarbe. Au fil des années, grâce à la beauté naturelle du site, la région a connu un essor touristique en constante augmentation que je qualifirais de parfois étouffant surtout en belle saison.
Les spécialités culinaires sont les filets de perches et le fameux Gâteau du Vully dont je publierai des recettes un jour.
Surnommée la Riviera fribourgeoise, c’est une région où il fait bon vivre, difficile pour moi d’imaginer vivre ailleurs.
La rhubarbe
Il est probable que la rhubarbe soit d’origine chinoise. Au 16e siècle, elle fut importée d’Asie en Russie, puis en Angleterre. C’est à partir du 19e siècle qu’on la trouve en Europe. Dès 1940, elle occupe une place privilégiée dans les grèves et coteaux ensoleillés du Vully. Les producteurs de rhubarbe du Vully fournissent 80 % de la production suisse. C’est la principale région de production en Suisse avec env. 15 ha et 300′000 kg de rhubarbes récoltées pour le marché frais et l’industrie de transformation.
Une jeune pousse mise en terre au printemps sera productive l’année suivante et ceci durant environ 10 ans. Au Vully, nous apportons quelques éléments nutritifs à la plante en fonction de ses besoins. Il faut savoir que la culture de la rhubarbe demande beaucoup d’heures de soins et de travail du sol car aucun traitement chimique n’est effectué sur cette plante dans notre région.
Il existe 3 sortes de rhubarbe:
la rouge - la verte - la rouge et verte.

C’est la rouge et verte qui est la plus cultivée au Vully. D’un point de vue gustatif, les trois sortes sont très proches. La rouge n’est pas plus douce que la verte, ce qu’on croit souvent à tort.
La récolte, manuelle, se fait dès fin mars et jusqu’au début juin par les maraîchers qui consacrent une bonne partie de leurs journées, un couteau à la main, pour récolter cette magnifique et délicieuse rhubarbe que la plupart des helvètes retrouveront dans leur assiette.
Elle est riche en vitamines A, C et en sels minéraux. Pauvre en calories, elle a un effet favorable sur la régulation intestinale.
La rhubarbe fait partie des légumes mais elle se prépare le plus souvent comme un fruit. Seule la tige est utilisée en cuisine. La rhubarbe se congèle sans problème sans être blanchie au préalable.
Elle se prête à merveilles à de nombreuses recettes, telles que confiture, compote, chutney, mousse, sirop, parfait, tiramisu et pour commencer une…
… Tarte à la rhubarbe
La recette étant facile, je ne vais pas vous indiquer des quantités bien définies mais juste quelques conseils.
Dans le moule à tarte que vous aurez choisi, vous étalez une pâte brisée du commerce ou mieux “maison”, piquez la pâte et mettre au frais. Coupez en dés la rhubarbe que vous aurez préalablement lavée et éventuellement pelée. En principe, on utilise des tiges jeunes et fines qu’il est inutile de peler car la peau est encore tendre. Comme la rhubarbe perd beaucoup d’eau, répartir d’abord sur la pâte des noisettes ou des amandes moulues, puis les dés de rhubarbe. Mélangez deux oeufs à du lait, de la crème, du sucre et un peu de farine et versez sur les dés de rhubarbe. Cuire dans le bas du four env. 30-40 mn. Parsemez de sucre au sortir du four.
Il y aurait sûrement encore beaucoup à dire sur ce délicieux légume qui est aussi une élégante plante très esthétique dans un jardin, même si vous n’en mangez pas. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, c’est volontiers que j’essayerai d’y répondre le plus correctement possible.
Régalez-vous !