DelimOOn

Odeurs, cOuleurs, saveurs…du bOnheur … ou la passiOn de l’art culinaire et de la phOtOgraphie.

petits pains du 1er aOût et une bOugie pOur DelimOOn 1 août, 2007

Classé dans : *RECETTES*, SPECIALITES SUISSES, pains — delimoon @ 12:07

Le temps passe à une des ces vitesses, c’est fou. Vous ne trouvez pas ? Quand on est occupé(e) avec un ménage, un travail et des enfants, on a déjà beaucoup à faire. On remet certaines choses, en se disant qu’on aura le temps plus tard…Mais le ”plus tard” est toujours là plus vite qu’on aurait voulu. On n’a pas plus de temps et toujours plus à faire. Souvent, je me disais que j’aurais plus de temps libre quand mes filles seraient grandes. Erreur, grande erreur ! Plus ça grandit, plus ça prend de place, plus ça mange, plus ça coûte et plus ça prend de… temps !  ;-)  Je suis certaine que quelques-un(e)s d’entre vous savent de quoi je parle.

Tout ça pour vous dire qu’aujourd’hui, 1er août 2007, je ”fête” la première année d’existence du blog DelimOOn. Un an déjà, mais je n’ai rien vu passer. Et paradoxalement, j’ai l’impression de faire ça depuis une éternité. Allez comprendre ! Une chose est sûre, j’aime ça et je ne suis pas prête d’arrêter. De plus, j’aurai peut-être quand même un peu plus de temps, car ma fille aînée vient de s’envoler pour les USA pour les 12 prochains mois et l’année d’après ce sera le tour de l’autre. Mais je vous en reparlerai dans un autre billet.

Je voudrais encore ajouter, que même si on est “seul” derrière son ordinateur, celà n’empêche pas de faire de belles rencontres et de nouer de vrais contacts. Je n’ai encore pu rencontrer personne réellement, mais celà ne devrait pas tarder. La blogosphère culinaire est un monde de partage et d’échanges qui a su faire un pied de nez au “virtuel”.

Le 1er août, c’est également la date de la Fête Nationale Suisse. Simple hasard du calendrier. Il faut dire, que l’année passée, à cette même date, il ne faisait pas beau et chaud comme aujourd’hui. Je m’étais  installée sur mon canapé, l’ordi sur les genoux et c’était parti…  (ici). Je me revois encore  ;-)   pas facile au début et les “grrrrrrrrr” et autres jurons volaient bas. Maintenant, c’est devenu une habitude, presque une routine. Et la routine,c’est ennuyeux, alors  je profite de cette journéee pour offrir une “nouvelle cuisine” à DelimOOn qui l’a bien mérité. Vous me direz ce que vous en pensez !

En Suisse, à l’occasion de la Fête Nationale, on trouve dans la plupart des boulangeries des petits pains en forme de croix vendus avec un petit drapeau suisse.  Voici une recette de pâte levée qui permet d’en confectionner ou alors de faire une tresse.

 

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Petits pains du 1er Août

500 g de farine - 3 dl de lait -2o g de levure fraîche ou 1 sachet de levure séchée - 2 cc de sucre ou de miel - 60 g de beurre - 2 cc de sel - 1 jaune d’oeuf

Mise en place: Mettre la farine dans un grand saladier et creuser une fontaine au centre. Tiédir le lait. Mélanger la moitié du lait avec la levure et le sucre ou le miel. Faire fondre le beurre dans le reste de lait.

Levain: Verser la levure délayée dans la fontaine. Remuer en incorporant un peu de farine prise sur les bords. Saupoudrer légèrement de farine. Couvrir et laisser reposer jusqu’à la formation de craquelures. Sur les bords, saupoudrer la farine avec le sel. Ajouter le reste du liquide et bien mélanger avec une corne à pâte.

Levéee de la pâte: Pétrir la pâte 10 mn jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement lisse et élastique. Faire un boule . Couvrir d’un linge de cuisine humide ou d’un film alimentaire. Laisser lever à température ambiante durant 60-90 mn. La pâte doit doubler de volume

Façonnage: Pétrir à nouveau brièvement la pâte, puis la partager en 8 parts égales. Former de jolies boules bien lisses.

Finition: Déposer les boules de pâte sur  plaque chemisée de papier sulfurisé. Délayer le jaune d’oeuf avec un peu de lait et badigeonner les boules. A l’aide d’un ciseau, pratiquer 4 incisions en formes de V de façon à évoquer un croix ou autre. Laisser reposer encore 30 mn.

Cuisson: préchauffer le four à 200°C. Cuire les petits pains dans la moitié inférieure du four pendant 20-30 mn. Les retirer et tapoter le dessous des pains; si le son est creux c’est qu’ils sont cuits. Laisser refroidir sur une grille.

Conseils:

  • Levure: les courants d’air, le sel et une chaleur excessive (lait trop chaud) sont des ennemis de la levure. Ils empêchent la pâte de lever.
  • Levée de la pâte: il est préférable d’utiliser des bols en plastique ou en porcelaine, car ces matériaux refroidissent moins rapidement que le métal
  • Pour  accélérer la levée de la pâte, préchauffez la farine et/ou le bol
  • Préparation à l’avance: enfermez la pâte dans un grand sachet en plastique et laissez-la lever toute la nuit au frigo.

Si cette recette vous inspire, il ne vous reste plus qu’à mettre la main à la pâte et à vous régaler !

verO

Source: Cuisine de Saison 08/07
 

la rhubarbe du Vully…une tarte pOur cOmmencer 14 mai, 2007

Classé dans : *RECETTES*, SPECIALITES SUISSES, rhubarbe, tartes sucrées — delimoon @ 4:07

Avant de vous parler de la rhubarbe, il faut d’abord que je vous explique ce qu’est le Vully. C’est une belle région, au bord du lac de Morat dans le canton de Fribourg, en Suisse. Regardez de l’autre côté du lac, sur la photo, … c’est là que j’ai la chance de vivre.

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C‘est une région viticole qui produit, pour la plus grande partie, une vin blanc du même nom, mais aussi diverses autres spécialités vinifiées. C’est également une région maraîchère très fertile, à cause des marais justement, où sont cultivés de nombreux légumes dont la fameuse rhubarbe. Au fil des années, grâce à la beauté naturelle du site, la région a connu un essor touristique en constante augmentation que je qualifirais de parfois étouffant surtout en belle saison.
Les spécialités culinaires sont les filets de perches et le fameux Gâteau du Vully dont je publierai des recettes un jour.
Surnommée la Riviera fribourgeoise, c’est une région où il fait bon vivre, difficile pour moi d’imaginer vivre ailleurs.

La rhubarbe

20070502_0059z.jpgIl est probable que la rhubarbe soit d’origine chinoise. Au 16e siècle, elle fut importée d’Asie en Russie, puis en Angleterre. C’est à partir du 19e siècle qu’on la trouve en Europe. Dès 1940, elle occupe une place privilégiée dans les grèves et coteaux ensoleillés du Vully. Les producteurs de rhubarbe du Vully fournissent 80 % de la production suisse. C’est la principale région de production en Suisse avec env. 15 ha et 300′000 kg de rhubarbes récoltées pour le marché frais et l’industrie de transformation.
Une jeune pousse mise en terre au printemps sera productive l’année suivante et ceci durant environ 10 ans. Au Vully, nous apportons quelques éléments nutritifs à la plante en fonction de ses besoins. Il faut savoir que la culture de la rhubarbe demande beaucoup d’heures de soins et de travail du sol car aucun traitement chimique n’est effectué sur cette plante dans notre région.

Il existe 3 sortes de rhubarbe:

la rouge   -   la verte  -  la rouge et verte.

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C’est la rouge et verte qui est la plus cultivée au Vully. D’un point de vue gustatif, les trois sortes sont très proches. La rouge n’est pas plus douce que la verte, ce qu’on croit souvent à tort.

La récolte, manuelle, se fait dès fin mars et jusqu’au début juin par les maraîchers qui consacrent une bonne partie de leurs journées, un couteau à la main, pour récolter cette magnifique et délicieuse rhubarbe que la plupart des helvètes retrouveront dans leur assiette.

Elle est riche en vitamines A, C et en sels minéraux. Pauvre en calories, elle a un effet favorable sur la régulation intestinale.

La rhubarbe fait partie des légumes mais elle se prépare le plus souvent comme un fruit. Seule la tige est utilisée en cuisine. La rhubarbe se congèle sans problème sans être blanchie au préalable.

Elle se prête à merveilles à de nombreuses recettes, telles que confiture, compote, chutney, mousse, sirop, parfait, tiramisu et pour commencer une…

… Tarte à la rhubarbe

20070430_0054z.jpgLa recette étant facile,  je ne vais pas vous indiquer des quantités bien définies mais juste quelques conseils.

Dans le moule à tarte que vous aurez choisi, vous étalez une pâte brisée du commerce ou mieux “maison”, piquez la pâte et mettre au frais. Coupez en dés la rhubarbe que vous aurez préalablement lavée et éventuellement pelée. En principe, on utilise des tiges jeunes et fines qu’il est inutile de peler car la peau est encore tendre. Comme la rhubarbe perd beaucoup d’eau, répartir d’abord sur la pâte des noisettes ou des amandes moulues, puis les dés de rhubarbe. Mélangez deux oeufs à du lait, de la crème, du sucre et un peu de farine et versez sur les dés de rhubarbe. Cuire dans le bas du four env. 30-40 mn. Parsemez de sucre au sortir du four.

Il y aurait sûrement encore beaucoup à dire sur ce délicieux légume qui est aussi une élégante plante très esthétique dans un jardin, même si vous n’en mangez pas. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, c’est volontiers que j’essayerai d’y répondre le plus correctement possible.

Régalez-vous !

 

cOurOnne des rOis…bien de chez mOi 20 janvier, 2007

Sandra du blog “Le Pétrin” qui organise la 16e édition du kiki nous a, fort à propos, rappeler qu’il est possible de boulanger ou pâtisser sans MAP, sans KEN, sans AID ou autre robot ménager. Sur le moment, je me suis demandée s’il y avait encore des gens qui travaillaient les pâtes à la main. Sincèrement, j’en doute fort. Et s’il y en a, j’imagine que c’est une très faible minorité. Cependant, celà a fait remonter des souvenirs en moi. Les dimanches après-midi de mon enfance, quand ma mère nous préparait un cake pour les quatre heures… à la main. Parfois, je l’aidais, mais j’abandonnais vite, car j’avais mal au bras. Aucune perséverance pensez-vous ! Mais avez-vous déjà essayé de battre au fouet et à la main des oeufs et du sucre jusqu’à l’obtention d’une masse onctueuse et blanche ? Ou une chantilly ou encore une mayonnaise ? C’est bien ce que je pensais, peu de réponses affirmatives. Mais, loin de moi l’idée de dénigrer ces outils ménagers. Au fil des années et de leur développement, certains ont considérablement amélioré le quotidien des ménagères. Cependant, beaucoup croient qu’il n’est pas possible de cuisiner sans. Leur porte-monnaie se vide au fur et à mesure que leurs armoires se remplissent de gadgets. D’une utilité discutable, beaucoup finissent par être oubliés au fond de ladite armoire. Je pense notamment au sandwich-maker, au donut-maker, au toaster à motifs, au party-set à tacos etc, etc. Quand à la MAP, je reste dubitative…Je fais souvent du pain que je cuis tout simplement dans mon four. Selon mon emploi du temps, je prépare la pâte le soir pour le lendemain ou alors dans la journée pour cuire le pain le soir. Je veux être là quand mon pain cuit. J’aime le regarder lever et dorer derrière la vitre du four tout en dégageant une si agréable odeur dans la maison. C’est sans prix ça ! Certains rêvent de MAP, moi… d’un four à bois ! En conclusion, je dirais: savoir donner du temps au temps.   ;-)   Bon, ce sont mes pensées, elles sont personnelles et n’engagent que moi. ;-)

Passons maintenant au sujet qui nous intéresse, le kiki. J’ai choisi de confectionner une couronnes des rois suisse, selon une recette suisse, agrémentée d’un tout petit peu de chocolat suisse. Me sens l’âme chauvine aujourd’hui, moi …

 

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cOurOnne des rOis … bien de chez mOi

 

500 gr de farine blanche - 1 cc de sel - 100 gr de sucre - 1/2 cube de levure du boulanger émiettée (20gr) -  le zeste de 1 citron - 3 dl de lait - 1 oeuf battu - 75 g de beurre - 6 boules de chocolat Lindor - 1 moule rond

1. Dans un récipient, mélangez la farine, le sel et le sucre.  2. Ajoutez le reste des ingrédients jusqu’à l’oeuf battu (la moitié) compris, mélangez et pétrir en une pâte lisse. Ajoutez un à un le beurre froid en morceaux et pétrissez jusqu’à ce que le beurre soit complètement absorbé. Réservez le reste d’oeuf battu à couvert. 3. Couvrir et laissez lever la pâte jusqu’à ce qu’elle double de volume. Comptez 3-4 h. à chaleur ambiante. Former: bien fariner votre plan de travail et vos mains car c’est une pâte très collante. Prélevez 250 g de pâte et formez une boule qui sera la boule centrale. Prélevez à nouveau 600 g de pâte et formez 6 boules de 100 g dans lesquelles vous insérez une boule de choc. Avec le reste de pâte, formez à nouveau 7 boules de plus petite taille. Placez la grosse boule au centre du moule, répartir regulièrement les moyennes puis 6 petites tout autour en laissant de l’espace entre les boules. Placez la 7e petite boule sur la boule centrale. Laissez lever à nouveau jusqu’à ce que les boules se touchent. Badigeonnez avec le reste d’oeuf battu auquel vous ajoutez 1 cs d’eau. Cuire: dans la partie inférieure du four à 180° pendant 30 mn. Sortir du moule et laisser refroidir sur une grille.

 

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Précision: si je dis que c’est une c’est une couronne des rois bien de chez moi, c’est à cause de l’origine de la recette et du chocolat que j’ai eu l’idée de lui associer. N’allez pas croire qu’elles sont toutes comme ça en Suisse, je n’en ai encore jamais vu de telles dans le commerce. J’aime bien l’association brioche-chocolat et comme j’avais ces boules Lindor qui traînaient dans une armoire…

régalez-vOus !

verO

 

Adapté d’une recette de Betty Bossi

 

alain delOn et rOger mOOre m’Ont fait faux Bond…ils ne gOûterOnt pas à ma fOndue mOitié-mOitié ! et tOc ! 9 janvier, 2007

Classé dans : *RECETTES*, SPECIALITES SUISSES, divers — delimoon @ 9:07
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ils ne gOûterOnt pas à ma fOndue !

hpim4103.JPGMes vacances à la montagne avec ma petite poule sont terminées. C’était sympa, mais je suis contente de retrouver ma maison et … ma cuisine. Après 6 jours en hôtel, rythmés par les sorties en snowboard de ma fille, la promenade quotidienne, la piscine, l’heure des repas, la lecture de 3 romans et d’une dizaine de magazines,  j’avoue être bien chez moi. Ca commençait à devenir routinier et j’ai bien dû prendre 2 kilos. Je ne me plains pas, mais comme je ne fais plus de ski, les journées sont plutôt longues quand la prunelle de vos yeux vous fait lever à 07h30 pour voir le temps qu’il fait et prendre le petit-déjeuner quand il fait encore nuit pour être sûre de ne pas faire la queuehpim4092.JPG au télécabine… ;-) Et puis, une femme seule avec une jeune fille dans un hôtel, ça peut faire fuir les autres…surtout quand ils sont en couple. Pas vraiment l’idéal pour faire des connaissances. Quoiqu’il en soit, ma poule a eu beaucoup de plaisir et c’est ça le plus important! J’ai bien pensé aller boire un verre à l’hôtel où résidait Alain Delon, mais il était déjà parti. Quand à Roger Moore, cette année je ne l’ai pas vu… peut-être se fait-il un peu trop vieux pour skier ou même s’aventurer sur les trottoirs enneigés. Lui, c’était facile de le repérer dans la station ou sur les pistes; il portait toujours une combinaison de ski rouge écarlate. Sérieux, je vous raconte pas de blagues. Des années durant il a résidé à Montana-Crans. Je suis aussi allée au tout nouveau bar de Lolita Morena, notre ex-miss Suisse et ex-femme de Lothar Mattheus, entre autres, lui-même ex-footballeur allemand…zut ça n’ouvraithpim4099.JPGqu’à 17h00, j’étais un peu en avance et pas vraiment habillée pour la circonstance. De toute façon Lothar n’était pas là non plus. Par contre, ceux qui sont là et qu’on ne peut vraiment pas éviter, ce sont les Russes qui envahissent la station. Et pour être envahissants, ils peuvent l’être, comme le sont les nouveaux riches. Comme la plupart ne savent de toute façon pas skier, ils passeront leur temps à dépenser leurs dollars dans les boutiques chics (françaises et italiennes) de Crans.  Faut vraiment de tout pour faire un monde. Ah ma poule, le bon temps de la guerre froide n’est plus ce qu’il était… ;-)

la recette de la fOndue mOitié-mOitié

pour 4 personnes

400 gr de gruyère - 400 gr de vacherin fribourgeois - 3 dl de vin blanc sec - 2-4 cc de maïzena (16 gr) - gousses d’ail à volonté - poivre à volonté - 1 pointe de bicarbonate de sodium - pain blanc - pommes en gros dés.

Dans un caquelon, versez le vin, y délayer la maïzena, ajoutez les gousses d’ail et faire chauffer. Ajoutez le fromage râpé et laissez fondre peu à peu en remuant constamment avec une spatule en bois. Une fois le fromage fondu, ajoutez le poivre et éventuellement une tombée de kirsch. Personnellement, je n’en ajoute jamais. Puis, enfin, le secret d’une fondue bien crémeuse et digeste: ajoutez la pointe de bicarbonate et mélangez. Celà mousse un peu, vous verrez, mais c’est normal. Surtout ne pas exagérer avec le bicarbonate car il donnerait un mauvais goût à la fondue. Au maximum 1-2 pointes de couteau. Dès que le mélange est bien crémeux, posez le caquelon sur le réchaud et veillez à ce que la fondue continue à cuire légèrement. Remuez ensuite régulièrement avec votre fourchette piquée de pain où…d’un bout de pomme.  Si, si, c’est excellent et bien plus digeste que le pain. Essayez et…

régalez-vOus !

verO

 

cOeurs milanais…bien suisses 28 novembre, 2006

Classé dans : *RECETTES*, SPECIALITES SUISSES, petits biscuits, pâtisseries — delimoon @ 1:06

A Bâle, on est fier de ses bruns de Bâle, à Coire de ses étoiles à la cannelle et à Aarau de ses biscuits à l’anis. Et les “Milanais” alors, d’où viennent-ils ? Ces petits biscuits de Noël sont incontournables des cuisines suisses en fin d’année. Mais drôle de nom pour un biscuit helvétique. Les livres de référence n’en parlent pas vraiment. Il existe effectivement à Milan des biscuits traditionnels en pâte brisée avec des fruits confits et qui ne sont pas considérés là-bas comme des biscuits de Noël. On peut alors imaginer que les milanais suisses sont une adaptation festive du biscuit italien. Mais alors pourquoi avoir retiré les fruits confits de la recette, direz-vous ? Tout simplement parce que contrairement à l’Italie, ceux-ci ne font pas partie de la culture pâtissière suisse. En faisant mes recherches j’ai aussi remarqué que les plus anciennes recettes parlent plutôt de Biscuits de Milan. (réf. mon vieux livre d’école ménagère des années 70) Une vraie bible avec laquelle il est très intéressant de comparer la composition des recettes d’il y a plus de 30 ans et celle d’aujourd’hui.

 cOeurs de milanais 

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250 gr de beurre mou – 3 œufs – 225 gr de sucre – 1 pincée de sel – 1 citron le zeste – 500 gr de farine – 1 jaune d’œuf dilué 

Dans une terrine, réduire le beurre en pommade, ajouter le sucre, les œufs, le sel et mélanger le tout jusqu’à ce que l’appareil blanchisse. Ajouter le zeste de citron, puis la farine et rassembler en pâte. Emballer la pâte dans un sachet en plastique ou une feuille transparente. Mettre au frais une nuit. Sur un plan de travail légèrement fariné, abaisser la pâte sur 1 cm d’épaisseur. Découper avec les emportes-pièces de votre choix, déposer sur une plaque recouverte de papier à pâtisserie et mettre au frais env. 10 mn. Avant la cuisson, badigeonner au jaune d’œuf.

Cuisson: env. 10 min dans le four préchauffé à 200°C.

 Conseils 

  • Sortir la pâte du frigo par petites portions, env. 10 mn avant de l’utiliser. Les autres portions restent au frigo et sont utiliser au fur et à mesure, sinon la pâte deviendrait toute molle et collerait.
  • Utiliser des baguettes à pâte pour étaler régulièrement la pâte, de cette manière tous les biscuits ont la même épaisseur et le même temps de cuisson

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  • Pour éviter que la pâte colle à l’emporte-pièce, plonger celui-ci dans de la farine avant chaque découpage.
  • Pour la décoration: d’abord rayer les biscuits avec le dos d’un couteau puis badigeonner avec le jaune d’œuf.
  • Toujours mettre les biscuits au frais avant de les cuire, cela évite qu’ils ne se déforment.
  • Si vous réduisez l’épaisseur des biscuits, il faudra également réduire le temps de cuisson, de même si vous utilisez un four à chaleur tournante.
  • Ces biscuits sont vite cuits, alors ne pas oublier de vérifier la cuisson

Régalez-vous !

 

la cuchaule…pain de BénichOn 2 novembre, 2006

Classé dans : *RECETTES*, SPECIALITES SUISSES, pains — delimoon @ 3:06

 La cuchaule, pain de BénichOn

 En automne, dans le canton de Fribourg, certaines régions fêtent la Bénichon, fête populaire qui peut durer plusieurs jours et qui célèbre la fin des récoltes et la désalpe.Le point fort de cette traditionnelle fête est son fameux “menu de Bénichon” composé d’un nombre incroyable de plats, tous plus copieux les uns que les autres. Pour plus de détails et des photos, je vous invite à visiter le blog de Sooishi qui a publié dernièrement un excellent article à ce sujet. Pour en revenir au menu, celui-ci propose et “impose” en début de repas, un pain, appelé cuchaule, accompagné de beurre et de moutarde de bénichon.  Bien que fribourgeoise et vivant dans le canton de Fribourg je n’ai jamais confectionné ce pain, ni participé à un menu de Bénichon. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque, mais l’occasion ne s’est jamais présentée et je n’ai pas de famille en Gruyère.En attendant une invitation pour le repas, à bon entendeur salut,  j’ai essayé la recette de la cuchaule. Recette dénichée dans mon vieux livre de recettes de l’école ménagère qui date de 1974. Elle est parfaite et je suis très satisfaite du résultat obtenu tant par la consistance que par l’odeur. 

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Recette

550 gr de farine blanche - 40 gr de beurre liquide et tiède - ½ cube de levure ou 1 sachet de levure sèche - 3 dl de lait - 80 gr de sucre - 1 cc de sel - 1-2 pincées de safran - 1 œuf battu pour dorer 

Préparez une pâte levée un peu molle. Lorsqu’elle aura doublé de volume, formez deux pains ronds un peu plats. Déposez sur une grande plaque à gâteau, entaillez et laissez lever 1 h. environ. Dorez à l’œuf.  Cuire dans le four chauffé à 180° env. 30-35 min. Bien laisser refroidir. La cuchaule est encore meilleure le lendemain.

 

La cuchaule se déguste traditionnellement avec du beurre et de la moutarde de bénichon. Ce pain légèrement parfumé est également excellent sans accompagnement, simplement avec une tasse de thé.

Régalez-vous !